Bien sûr, ce que je dis témoigne en grande partie d’une analyse optimiste du potentiel des TIC dans le travail des parlements. Nous n’en sommes encore qu’à nos débuts et il reste encore bon nombre de difficultés à régler avant que les TIC ne puissent devenir un instrument pleinement fonctionnel pour renforcer la démocratie. Pour que ces nouvelles méthodes de participation à la vie politique contribuent à l’édification d’un Parlement plus accessible à tous les citoyens, il faut investir dans des infrastructures publiques de technologies de l’information et de la communication, l’expansion de l’internet à large bande et la formation. Nous ne devons pas uniquement réduire la fracture numérique, mais aussi lever les obstacles socio-économiques à l’engagement démocratique, en gardant à l’esprit que les TIC ne sont pas une panacée pour régler des problèmes profonds tels que la désaffection ou l’apathie qui menacent la qualité de la démocratie aujourd’hui.
Donald Oliver : Président pro tempore du Sénat canadien
juillet 21, 2010 par IPU