Trois jours durant, la Salle des Assemblées du Palais des Nations a ressemblé de très près à un Parlement, avec un débat plénier au contenu très politique, assorti de nombreux échanges et contacts dans les couloirs et autres salles de réunion.
Les parlementaires qui ont assisté aux réunions-débat en sont sortis avec l’impression d’avoir participé à des réunions de commission parlementaires, sans discours, mais avec des débats nourris.
Les réunions se sont ouvertes à l’heure (ce qui est assez inhabituel à l’ONU), avec un auditoire nombreux tout du long. Il y avait à la séance de clôture, autant de monde qu’à la séance inaugurale.
La matinée a été particulièrement chargée, c’est le moins qu’on puisse dire, avec des négociations de dernière minute. C’est seulement lorsque nous avons pris place pour écouter le rapporteur que j’ai eu la certitude que les Présidentes et Présidents de parlement allaient adopter un document final.
« J’ai conscience que la Déclaration n’est pas parfaite », a dit le rapporteur. « Nous avons des divergences d’opinion, rien de plus normal. Nous sommes, après tout, des dirigeants politiques. » Et de conclure : « C’est peut-être le meilleur compromis que nous puissions forger à ce stade ».
Peut-être. Le Président Gurirab fait remarquer que tous les délégués ne partagent pas la totalité de ce qui est dit dans la Déclaration. Plusieurs Présidents de parlement de l’Union européenne n’adhèrent pas à l’intégralité de la quatrième section, à propos de l’UIP, ce qui veut dire très clairement que nous devrons poursuivre le dialogue pour rapprocher nos points de vue. Sur ce, le Président invite l’assistance à adopter le texte.
Il est 12 h.36. La Déclaration est adoptée.
Tout au long de la Conférence, nous avons rencontré d’incroyables divergences de vues. Il nous faudra bien du temps pour en faire la synthèse.
Et il faudra aussi, au Secrétaire général que je suis, tirer les enseignements de sa première expérience de blogueur !